Comment répondre à "Pourquoi avez-vous quitté votre dernier emploi ?"

Par Personal Job Coach team

La plupart des candidats ont une réponse un peu délicate à cette question, et c'est normal. Ce que le recruteur évalue, ce n'est pas si votre dernier poste était parfait, mais si vous pouvez parler d'une transition de façon claire et professionnelle. Les erreurs les plus fréquentes : en dire trop, dire quelque chose de négatif sur un ancien employeur, ou donner une réponse si vague qu'elle soulève plus de questions qu'elle n'en règle.

Pourquoi le recruteur pose cette question

Il cherche à comprendre deux choses. D'abord, votre motivation à changer : s'agit-il d'une progression, d'une meilleure opportunité, d'une évolution de situation, ou de quelque chose de plus complexe ? Ensuite, il surveille les signaux susceptibles de se répéter : un départ difficile, de l'amertume envers un ancien employeur, ou une série de postes courts sans explication claire. Tout cela peut laisser entendre que le même schéma risque de se reproduire dans le poste suivant.

Quand vous êtes parti de votre plein gré

C'est le cas le plus simple. Vous étiez prêt pour la prochaine étape, vous souhaitiez un type de challenge différent, ou vous avez constaté un écart entre où vous étiez et où vous vouliez aller professionnellement. Dites-le brièvement et passez à la suite. Une ou deux phrases suffisent : "J'avais passé trois ans dans ce poste et atteint la plupart de mes objectifs. Je cherchais un périmètre plus large et plus d'autonomie, ce qui m'a attiré vers cette opportunité."

Quand vous avez été licencié pour motif économique

Un licenciement économique est fréquent et ne comporte aucune stigmatisation. Dites-le clairement : "Mon poste a été supprimé dans le cadre d'une restructuration." Une phrase de contexte aide si elle clarifie la situation : "L'équipe a été regroupée après l'acquisition." Passez ensuite directement à ce que vous cherchez maintenant.

Quand votre départ s'est passé dans des circonstances difficiles

C'est là que la plupart des candidats ont du mal. Que vous ayez eu un conflit avec un manager, quitté le poste sans en avoir trouvé un autre, ou été licencié, le principe est le même : soyez honnête sans entrer dans les détails, et gardez le cap sur ce que vous avez appris et là où vous allez.

À éviter : "Mon manager était impossible." Même si c'est vrai, cela envoie un signal au recruteur. À la place : "L'environnement est devenu assez difficile après des changements structurels, et j'ai décidé que c'était le bon moment de passer à autre chose." C'est honnête sans être nuisible.

Si vous avez été licencié, ne le cachez pas. Si le recruteur vérifie vos références, il le saura. La brièveté honnête vaut mieux qu'une histoire qui s'effondre. "J'ai été licencié à la suite d'un processus d'évaluation. J'ai réfléchi sérieusement à ce que j'aurais fait autrement, et j'ai travaillé sur ces points depuis." La plupart des recruteurs respectent davantage cette réponse que l'esquive.

Ce qu'il ne faut pas dire

Ne parlez pas négativement de votre ancien employeur, de votre équipe ou de votre manager. Même si la critique est justifiée, cela soulève des questions sur votre discrétion. Si la situation précédente était vraiment difficile, reconnaissez-le brièvement sans entrer dans les détails.

Ne donnez pas une réponse si vague qu'elle appelle des questions de suivi que vous ne voulez pas aborder. "Je voulais changer" est trop mince. Donnez une raison suffisante pour que la question soit considérée comme répondue.

Connecter avec le poste visé

Les meilleures réponses se terminent sur une note tournée vers l'avenir. Après avoir expliqué pourquoi vous êtes parti, précisez brièvement ce que vous cherchez maintenant et pourquoi ce poste correspond : "Je recherche donc un poste où je peux avoir la pleine responsabilité d'un périmètre produit dès le premier jour, ce qui est exactement ce qui m'a attiré ici."

Passez à l'étape suivante

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